verre d'eau potable
août 25, 2021

L’eau potable, est-elle polluée en France ?

Par admin

Saviez-vous que l’eau issue du robinet n’était pas toujours potable ? C’est du moins, ce qu’il ressort d’une étude menée par l’UFC-Que Choisir. Les données recueillies indiquent que plus d’un million de Français consomment de l’eau polluée, et les pesticides constituent le facteur N°1 de cette pollution. Retour dans cet article sur les détails de cette pollution alors que ARTE vient de proposer un documentaire choc sur la qualité de l’eau du robinet en France.

Une qualité d’eau tout de même améliorée

En dépit de ce constat amer, l’UFC-Que Choisir souligne une amélioration de la qualité de l’eau du robinet. En 2017, 96% des Français avaient accès à une eau conforme à la totalité des critères. Cette année, ce taux est de 98%. Les raisons qui expliquent cette amélioration sont entre autres, les améliorations techniques sur le réseau d’eau potable, la fermeture des réseaux contaminés dans les grandes villes et l’incitation des groupements d’intercommunalités par la loi NOTRe.

Pour autant, plus d’un million de Français continuent de boire de l’eau polluée. D’après l’association des consommateurs, cette frange partie est principalement concentrée dans les territoires de montagne et les zones rurales de l’est de France.

Comme nous l’annoncions, les pesticides et le nitrate constituent les causes majeures de cette pollution. On estime à 148.000, le nombre de personnes consommant une eau contaminée par les nitrates et à 450.000, les consommateurs d’une eau dépassant les normes maximales. La dépollution des pollutions agricoles coûte entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an. Une dépense faramineuse qui influence négativement la pollution des eaux, des rivières et des nappes phréatiques.

Le plus inquiétant dans tout ceci, c’est les énormes disparités qu’on constate selon les départements, dans la recherche des pesticides. Il y a au moins 750 molécules ou dérivés de molécules qu’on peut rencontrer dans la nature. Mais on n’en cherche en moyenne que 206 en France. A titre d’exemple, les analyses officielles réalisées dans l’AISNE ne recherchent que 12 pesticides contre 609 dans le VAR. Le spectre des analyses est clairement insuffisant dans au moins 20 départements Français.

Voir un documentaire de ARTE sur l’eau potable ici.

Présence de perturbateurs endocriniens

Les associations de consommateurs s’inquiètent également de la présence de certaines formes de pesticides soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens. Ceux-ci sont capables d’agir à des doses beaucoup plus faibles et avec un effet cocktail. Cette présence de perturbateurs endocriniens est soupçonnée dans au moins 28% des analyses considérées comme conformes à la réglementation.

L’idéal d’après l’UFC-Que Choisir, c’est qu’on interdise la commercialisation de ces pesticides au nom du principe de la précaution. Ceci n’est que le fruit de la mauvaise volonté affichée par les gouvernements Français, dans la mise en place de mesures pouvant contraindre les agriculteurs à respecter la réglementation environnementale.

La quantité de chlore affecte-t-elle la qualité de l’eau potable ?

80% des eaux de distribution à l’échelle mondiale sont traitées avec du chlore depuis plus de 50 ans. On sait avec certitude aujourd’hui que désinfecter l’eau avec des produits chlorés n’a pas d’effet néfaste sur la santé humaine ou animale.

Pour rappel, le traitement par chloration permet d’éliminer la plupart des microbes, bactéries, virus et germes responsables de maladies comme la dysenterie, la typhoïde et le choléra.

En France, la teneur en « chlore libre résiduel » est limitée à 0,1 mg/litre soit une goutte de chlore pour environ 1 000 litres.

Cherchez à connaître la qualité de l’eau dans votre commune

La quatrième carte interactive de la qualité de l’eau publiée par l’UFC-Que Choisir, vous donne des renseignements sur chaque commune. Vous pouvez vérifier la qualité de l’eau dans votre commune en entrant le nom et le code postal de cette dernière. Cela vous permettra également de savoir où en est votre département dans la recherche de pesticides.